Le Web 2.0 constitue une avancée technique certaine au profit d’une plus grande liberté de communiquer entre humains. Apparu comme un phénomène de mode, il devient un état d’esprit, voire même une attitude. Fondé sur des valeurs de partage et de solidarité, ce Web de plus en plus participatif favorise la production d’informations sur Internet par le plus grand nombre. Auteurs, acteurs, producteurs, consommateurs forment ainsi un nuage de mots-clés au dessus de l’univers des réseaux sociaux et des mondes virtuels. Il est important de se poser les questions essentielles sous-jacentes aux réelles possibilités de collaboration et de coopération qu’offrent les technologies, les applications et les réseaux de communautés du Web 2.0. Comment le Web 2.0, avec ses valeurs de partage et de coproduction, pourrait-il contribuer ou non à la réduction des fractures numériques entre les pays du Nord et ceux en voie de développement, du Sud. Qu’est ce que le Web 2.0 apporte réellement à la […]
Bernard Kouchner, Alain Madelin, Gérard Collomb et Jean-Jack Queyranne se sont réunis à Paris hier, 6 Mai 2008, pour lancer la Conférence de Lyon sur la Solidarité Numérique. Sur la proposition du Président Sénégalais Abdoulaye Wade, et à l’invitation de Nicolas Sarkozy, gouvernements, collectivités locales, entreprises, institutions et ONG du monde entier sont invités à se réunir à Lyon le 24 novembre 2008 pour apporter ensemble des réponses innovantes à la fracture numérique et construire de nouvelles solidarités internationales grâce au numérique. Voici le communiqué de presse qui plante le décor de cette conférence. "A l’heure où l’explosion mondiale des technologies numériques contraste avec les émeutes de la faim, le dernier rapport de la CNUCED montre la forte corrélation entre l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) et l’amélioration des conditions de vie dans les pays en voie de développement. Le contexte mondial ayant fortement […]
Le concept de " Solidarité numérique " a été présenté pour la première fois par le président Abdoulaye Wade lors du deuxième sommet préparatoire au Sommet mondial sur la société de l’information (à Genève, Suisse, 2003). Depuis la création du FSN (Fonds de Solidarité Numérique, basé à Genève) et de l'AMSN (Agence Mondiale de Solidarité Numérique, basée à Lyon) en 2005, l'idée de la solidarité numérique semble faire son bonhomme de chemin avec succès, mais également avec quelques craintes. Celles-ci restent liées au fait que 3 ans après la deuxième phase du SMSI à Tunis, le principe de solidarité numérique reste confronté à des difficultés de mise en oeuvre qui pourraient être résolues si aujourd'hui un grand nombre d'Etats, d'institutions publiques (collectivités territoriales,...) et privées (les entreprises de télécommunication et d'informatique) signait leur adhésion au principe du 1% numérique (contribution de 1% de la marge des vendeurs sur les marchés publics relatifs […]
Les enjeux géopolitiques inhérents à la maîtrise et au contrôle des flux d''information ont longtemps caractérisé une circulation de l'information à sens unique du Nord vers le Sud et ceci a fait l'objet de nombreux débats au sein de l'UNESCO dans les années 80 avec le rapport Sean McBride. Mais aujourd'hui encore, la communication internationale cherche toujours son équilibre et sa régulation entre individualisation des médias de masse, lobbying politique et dérives médiatiques, droits de diffusion et de retransmission de programmes, pouvoirs et influence des médias transnationaux,...etc. Dans cette atmosphère, n'est-il pas utopique de penser à la construction d'une société de l'information dans laquelle chacun aurait la possibilité de créer, d’obtenir, d’utiliser et de partager l’information et le savoir ? Les Nations doivent-elles toujours rester dans une logique de compétition, de concurrence et de détention de l'information comme un pouvoir ? Ou bien les Nations les plus […]
Dans la société de l'information, cohabitent l'idée de globalisation, ou du village global planétaire (le rêve de Macluhan des peuples unis, liés, communicants entre eux via des réseaux) et celle de gloacalisation ou de balkanisation qui renvoie au morcellement et à la parcellisation de la société de l'information en des territoires locaux isolés et en des communautés d'intérêts (virtuelles[1] ou réelles) distinctes. D'où l'idée qu'il n'y aurait pas une seule société de l'information mais des sociétés de l'information (au pluriel). C'est une manière de reconnaître l'hétérogénéité et la diversité des sociétés humaines en donnant à chaque communauté la liberté de s'approprier des technologies en fonction de ses priorités de développement au lieu d'avoir la pression de s'intégrer à une soi-disant société de l'information définie d'avance. Même si la tendance est de plus en plus à cet éclatement de la société de l'information en de petites communautés ou territoires, il […]
“Les autoroutes de l’information” qui desservent le “village global” constituent aujourd’hui le canal idéal à travers lequel sont véhiculés les imaginaires et les croyances inhérentes à la résorption de la fracture numérique, à la libre circulation des informations et des données ainsi que l’échange des connaissances et des cultures dans un contexte global de rééquilibrage de la communication internationale. C’est sur les grands espoirs suscités par ces croyances que la société de l’information s’est érigée et s’est imposée comme une « société à deux vitesses » regroupant pauvres et riches, puissants et dominés, participants et exclus, savants et ignorants. C'est d’ailleurs pourquoi le débat sur l'apport des nouvelles technologies d'information et de communication fait apparaître deux visions différentes. La première, optimiste perçoit les TIC comme une panoplie de moyens nouveaux qu'il faut s'approprier. Cette vision rassemble l’ensemble des discours dithyrambiques […]
Autoroutes de l'information, télématique, société post-industrielle, ère technétronique, société en réseaux, société de la connaissance, société de l'information, société du savoir, capitalisme informationnel…. Autant de métaphores et d'expressions pour qualifier et identifier la portée des changements technologiques caractéristiques de notre époque. Finalement, c’est l’expression « Société de l’information[1] » qui s’est imposée comme terme hégémonique non pas parce qu’elle exprime une clarté théorique par rapport aux autres concepts, mais plutôt en raison de son adoption par les politiques officielles des pays développés. La Déclaration de principes de Genève adoptée au lendemain de la première phase du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI) par les gouvernements, vient d'ailleurs confirmer dans son premier article la volonté et la détermination communes d’édifier une société de l’information à dimension humaine, inclusive et privilégiant le […]
La fracture numérique (ou « digital divide ») est la matérialisation de la dissonance cognitive qui nous permet de constater les écarts entre les mythes de la société de l'information et les réalités du terrain, ou en d'autres termes le fossé existant entre infos-riches et infos-pauvres. Déjà dans les années 1970, on pressentait l’échec du rêve planétaire de Macluhan à travers le fossé séparant pays pauvres et pays riches. En effet, cette conception d’une société mondiale dans laquelle la communication regrouperait les hommes, les mettrait sur un même pied d’égalité au sein d’un global village planétaire est bien une conception impensable et encore utopique jusqu’à aujourd’hui. Impensable dans la mesure où malgré les progrès technologiques et les innovations apportées par les TIC, les pays du Sud et certaines régions enclavées au sein même des pays du Nord souffrent d’inégalités et de déséquilibres infrastructurels relatifs au manque d’équipements et de production […]
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Ce blog se veut être un espace de réflexions, d'échanges et de partages sur la thématique de la fracture numérique. La chaîne de solidarité numérique devant contribuer à une société de l'information plus inclusive est entrain de se construire. Ce blog n'en est qu'un maillon.