Dans
la société de l'information, cohabitent l'idée de globalisation, ou du village global planétaire (le rêve de Macluhan des peuples unis, liés, communicants entre eux via des réseaux) et celle de
gloacalisation ou de balkanisation qui renvoie au morcellement et à la parcellisation de la société de l'information en des territoires locaux isolés et en des
communautés d'intérêts (virtuelles[1] ou réelles) distinctes. D'où l'idée
qu'il n'y aurait pas une seule société de l'information mais des sociétés de l'information (au pluriel). C'est une manière de reconnaître l'hétérogénéité et la diversité des sociétés humaines en
donnant à chaque communauté la liberté de s'approprier des technologies en fonction de ses priorités de développement au lieu d'avoir la pression de s'intégrer à une soi-disant société de
l'information définie d'avance. Même si la tendance est de plus en plus à cet éclatement de la société de l'information en de petites communautés ou territoires, il
faut signaler que ce phénomène de balkanisation ne supplante pas encore celui de la globalisation, mais il éloigne tout de même la société de l'information de son objectif d'inclusion numérique
mondiale.
1RHEINGOLD Howard, Les communautés
virtuelles, Paris : Addison Wesley France, 1995
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Ce blog se veut être un espace de réflexions, d'échanges et de partages sur la thématique de la fracture numérique. La chaîne de solidarité numérique devant contribuer à une société de l'information plus inclusive est entrain de se construire. Ce blog n'en est qu'un maillon.